“We don’t need no education”

Fin de la 1ère semaine de cours et quelques idées me viennent à l’esprit. Certes, je ne peux vraiment parler que de 0,5% du système universitaire d’un côté comme de l’autre de la frontière. Mais tout de même la différence ne peut se limiter à une simple coïncidence.
La première chose qui vient à l’esprit c’est une réelle impression qu’on vous tire vers le haut. Ce que je connais de la faculté Française, selon notre volonté, nous habituerais presque à ne bosser dur qu’à quelques moments critiques. Parfois au plus grand regret de professeur rêvant d’élève drogué au travail bien fait. De prime abord, la concurrence exacerbée entre les élèves que l’on retrouve dans la moindre fac Française est ici remplacée par une pression mise par les profs. Ce qui rejoint mon premier point. A priori on ne trouve pas ici une ambiance délétère aux airs de jeux du cirque où seuls les plus forts sortiraient debout et ce dans l’indifférence quasi générale. Bien sûr le but reste toujours de réussir, mais on ressent plus une poussée du corps professoral pour que tout le monde réussisse ou au moins en sorte enrichi culturellement.
Plusieurs raisons à cela sûrement, comme peut-être la passé historique et culturel de la faculté toujours très présent. Vous avouerez en effet que peu de facultés de France ont su garder trace concrète de ce qui a pu faire leur grandeur. Après deux ans passés dans une faculté en France réputée pour laisser presque toutes les libertés aux élèves, se retrouver ici fait ressortir des souvenirs de profs à la fois puissants et présents que je croyais enterrés à jamais. L’avenir me dira si cette impression traduit une réalité, ce qui serait alors une réelle bonne surprise.

Add comment 30 septembre 2007

Et Bruxelles alors ?!

 Une nuit consacrée au Pineau… Belgique 1 – France 0

 

Bien qu’on ne pense à Bruxelles que pour se plaindre ou parler de traité constitutionnel avorté-reformaté, faudrait voir à pas l’oublier pour ce qu’elle nous apporte de bon, ne serait-ce que l’aventure Erasmus. Il y a peu je passais quelques jours dans notre capitale Européenne grâce à quelque relation haut placée qui se reconnaîtra :P

A mi-chemin entre le pèlerinage initiatique et le tourisme pur, je me rendais donc à Bruxelles. Et à dire vrai cette ville réserve vraiment de bonnes surprises. Je ne voudrais pas dresser un argumentaire touristique mais je dois bien avouer que Bruxelles m’a ébloui. Selon vos goûts vous resterez bouche bée devant l’architecture, les Bruxellois(es), ou encore le prix des bières défiant toute concurrence (mondiale ?).

Mais au-delà de ça, la ville renferme d’abord une âme puissante. Si il vous est donné de découvrir Bruxelles sans autre contrainte que celle d’attendre votre tram, vous vous sentirez peu à peu comme chez vous. Cette ville est comme une capitale qui n’en aurait presque gardé que les avantages. A la différence d’un Paris souvent plongé parmi les touristes dans une sorte d’auto contemplation fruit de tous les superlatifs pas toujours justifiés qu‘on lui accorde, Bruxelles semble vouloir être simple, sans faux-semblant, ni artifice. Mieux, c’est sous une fine pluie que Bruxelles se révèle vraiment, comme si les pierres des monuments, les pavés et les façades accordaient ensemble leurs plus belles couleurs pour permettre aux Bruxellois d’oublier le temps qu’il fait. Après tout, peut-être est-ce parce que Bruxelles me manquait avant même de la quitter que j‘ai eu cette impression. Quoi qu’il en soit Bruxelles se donne le temps de vivre et vous invite à faire de même. Que vous petit-déjeuniez à la terrasse d’un Pain quot’ ou que vous buviez une Malheur 10 au Poechenellekelder vous ressentirez cette impression de bien-être. Et même si mon passage furtif ne me permet pas de prendre toute la mesure du quotidien à Bruxelles ni des tensions communautaires, je ne crois pas me tromper en disant que Bruxelles est humainement une ville à vivre et où vivre.

A tantôt, Bruxelles.

Add comment 25 septembre 2007

Le prix du rêve

« J’ai envie d’y aller, mais ce n’est pas pour ça que j’ai envie de partir ». Une phrase qui résume assez bien le paradoxe que beaucoup vivent quand vient l’heure d’y aller (de partir ?).
Bien sûr, tout est mûrement réfléchi à force de tourner et retourner l’idée du départ. Encore faut-il que départ soit vu comme une évasion plutôt que comme une prison, même dorée. Et puis voilà, tourner une page de bon cœur, n’exclut pas de laisser beaucoup derrière soi. La famille, les proches, bien sûr. Mais aussi une langue, un climat, une ambiance, des lieux chargés de souvenirs. C’est un déchirement, plus ou moins violent, prix d’un rêve de plus en plus près, de plus en plus réel. Et puis c‘est vite oublié, le plus dur est derrière soi. Et vite, trop vite le jour arrive où il faut tourner la page, encore. On savait tout ça depuis le début mais il y a des choses qu’on préfère parfois ne pas vraiment voir. Le coup en traître du temps qui a passé. Au moins on aura eu notre revanche sur lui et tout ceux qui plus tard nous diront à mots à peine couverts: allez fini le plaisir, faut vivre maintenant.

3 comments 4 septembre 2007

“Je suis venu te dire…”

Voilà je m’en vais, enfin je vais m’en aller. Très vite. Espagne, Alcala de Henares. Une bonne fac, une bonne ville, à quelques minutes en métro de la capitale. Le bonheur de l’étudiant Erasmus. Même si tout un chacun n’aura de cesse de vanter sa propre ville des plus grands mérites. La ville dont le nom s’écrivait à l’infini sur des papiers administratifs rébarbatifs sera devenu la 8ème merveille du monde après 9 mois passés là-bas. 9 mois pour continuer quelque chose en changeant tout ou presque. Génération mondialisation, version nomade du Schengen.

1 comment 15 juin 2007

Next Posts


 

novembre 2009
L Ma Me J V S D
« avr    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Billets récents